J'avais proposé de vous parler de me lectures, toutes mes lectures, les sérieuses, les légères, celles qui font rire, celles qui font pleurer. Et vous avez été enthousiaste à l'idée de cette nouvelle "rubrique".

On commence donc aujourd'hui avec le dernier roman en date que je viens de lire, Toutes ces choses que l'on ne s'est pas dites de Marc LEVY, sorti le 15/05/2008 [quand je vous dis que je lis au fil des envies et des découvertes et non au fil des modes!]

Imaginez la disparition, imaginez le manque, imaginez une vie à reconstruire après le départ. Imaginez que celui ou celle qui est parti, vous offre encore quelques jours, vous offre des réponses à toutes les questions que la mort semble avoir emporté.

C'est ce qui arrive à Julia alors qu'elle essaye sa future robe de marié: son père vient de décéder. Le mariage est reporté, et sa vie bascule.

Anthony, son père, homme d'affaire absent de son vivant restera 6 jours près d'elle en tant que machine, un andrïde ou plutôt un humanoïde, un robot dont l'apparence est aussi troublante que sa capacité de discours, de mémoire et même de sentiments.

Après le refus, l'incompréhension, les questions, commence alors un voyage de 6 jours, à Montréal d'abord, mais dans le passé aussi, offrant à Julia les souvenirs de son père.

Celui qui semblait si loin d'elle se révèle être celui qui, même de loin, ne l'a jamais quitté des yeux.

Le roman se lit d'une traite, les mots filent, et rien ne semble pouvoir m'arrêter, chapitre après chapitre, je ne veux pas lâcher ce roman avoir d'en lire les derniers mots.

Bien sûr, on se posera la question de l'éthique, comme accepter que quelqu'un qui vient de partir puisse rester aux côtés de ceux qui le pleure? Comment ne pas s'interroger sur cette illusion de vie? Le personnage de Anthony se dessine derrière les reproches de Julia et au fil des pages, je semblais oublié que ce n'est pas son père, juste sa mémoire, chargé dans un disque dur. Peut être aussi parce que, chapitre après chapitre, Julia aussi semble l'oublié.

Marc Lévy fait évoluer la relation entre Julia et Anthony de façon un peu prévisible, même si les relations avec les robots me semble forcément prévisible. Pour le lecteur pas de surprise, Julia se laisse attrendir par le disocurs pré- enregistré de celui dont elle n'arrive pas à pleurer la mort. Mais au fil des jours qui s'égrènent elle semble comprendre qu'elle devra le perdre à nouveau lorsque le délai aura expiré.

Les relations entre Julia et Adam, "l'ex- futur- marié" ne sont que pe dépeintent. Ce couple tranquille, se voit bousculer par la vie. Elle ne partage pas son aventure avec lui, elle le laisse sur le bord du chemin, elle lui ment. Et si Adam n'était pas celui qu'elle devait épouser?

Ce roman m'a fait passer par un évantail d'états émotionnels. Il faut dire que je suis bon public, il n'est pas rare de m'entendre rire ou m'insurger alors que je suis plongé dans mon fauteuil, l'ouvrage dans les mains. A ce sujet Chérichéri, même après 5 ans de vie commune s'étonne toujours. Mais jamais, un livre n'a réussi à me tirer de vrais sanglots. Une petite larme à l'oeil, oui, facil, mais les vraies larmes, celle qui brouille la vue et t'oblige à poser le livre jamais. Jusqu'à Toutes ces choses que l'on ne s'est pas dites. Alors objectrez- vous j'étais dans un état propice à la lecture du livre qui a sans doute facilité les choses. Certes. Se dire que l'on ne dit jamais assez les mots justes, au bon moment, se dire qu'il ne faut jamais se quitter fâcher sous peine de ne jamais pouvoir se réconcilier, alors que mois après mois on perd des êtres chers, des pilier de nos vies fait résonner en moi l'écho du manque des mois passé, celui que l'on enfoui au plus profond de sous peine de ne plus pouvoir avancer et d'être figer par le chagrin. Certes. Mais Marc Levy écrit de façon juste. De façon simple. C'est d'ailleurs ce que lui oppose ces détracteurs en se demandant si n'importe quel enfant qui sait écrire une phrase avec le fameux "sujet- verve- complément" pourrait eux aussi écrire un best- seller comme lui semble savoir le faire. Bien sûr ce n'est pas du Proust, ces phrases ne font pas deux pages, pour avoir tenter d'en lire, je peux vous assurer que oui les phrases de Proust font bien deux pages, ou du Zola dont les interminables descriptions ne me laisse plus de place pour imaginer. Est- ce vraiment ce que l'on recherche? Marc Levy offre son imagination à ses lecteurs, avec un style suffisament "accessible" pour qu'avec plaisir ses lecteurs se laissent aller; entrent dans ses livres.

Vous l'aurez compris, j'ai aimé ce roman, assez pour ne pas vous dévoiler la quête que poursuit Julia durant son voyage, assez pour ne pas vous raconter la fin, juste assez, j'espère, pour que dans vos commentaires, vous veniez me dire qu'après l'avoir lu, vous aussi, vous avez été surpris par le titre, moins simpliciste qu'il n'y parraît, même si, comme souvent chez Levy, toujours accrocheur.

Le site du roman

Alors cette première fois? Comme on disiat à l'époque: Stop ou encore?